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quand j’arrive dans l’atelier, à 4 pas de mon lit, je regarde sous tous les angles la sculpture qui se réveille.
Me saute aux yeux ce qui ne fonctionne pas, alors avec un morceau de bois je la bas, je la coupe, avec le grand éperon je lui imprime mon rythme du moment et petit à petit elle devient plus proche de mes pulsions.
La terre que j’ai faite est un mélange de terre chamotée allongée d’un volume égal de sciure de bois. Le résultat : un allégement du poids mais surtout un temps de travail beaucoup plus long ( la sciure retient l’humidité). Je ne couvre pas la terre de plastique et encore moins de linge humide, le meilleur moment pour la travailler, est à mi-séchage, la terre est plus proche d’une pierre tendre, que de cette terre de poterie très mécanique et plastique et molle.

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